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Une autre vision du lâcher prise : Et si le lâcher prise était une forme de contrôle ?

Le 15 janvier 2022
Une autre vision du lâcher prise :  Et si le lâcher prise était une forme de contrôle ?
L'opposition systématique entre le contrôle et le lâcher prise est sans doute la meilleure façon d'échouer à trouver un juste équilibre. Le lâcher prise est une forme de contrôle différente et accessible à chacun dès lors qu'il est accompagné.

On oppose souvent le terme lâcher prise avec celui du contrôle, comme s’il était antinomique. Pourtant, le lâcher prise n’est rien d’autre qu’une forme différente du contrôle. 

Je reçois beaucoup de patients au cabinet Clefs de soi qui ont ce désir injonctif de lâcher prise. Bien souvent, ce sont des personnes très organisées et qui maitrisent leur environnement, mais ils sont à bout de souffle car ils ont des « crises incontrôlées ». Ces crises peuvent prendre différentes formes : compulsion alimentaire, crise de colère ou de pleurs. Ils tentent de les contenir jusqu’à ce que le besoin les submerge et qu’ils perdent le contrôle. 

Cette situation est très déstabilisante et douloureuse pour eux. 

Il y a deux typologies de patients : 

1- ceux qui consultent, car ils souhaitent reprendre le contrôle coûte que coûte ;

2- ceux qui consultent parce qu'ils désirent apprendre à lâcher prise. 


Dans le premier cas, leur conception du contrôle est souvent le problème, car contrôler pour eux consiste à nier leurs besoins et réussir à faire la sourde oreille à leurs émotions. Mon travail consiste alors à accepter ces émotions et besoins et à réguler les crises dans un premier temps afin qu’ils les considèrent comme une information. 

On investigue ce qu’ils ont essayé pour contrôler l’incontrôlable et qui n’a visiblement pas fonctionné. Je les autorise à perdre le contrôle le plus possible afin que l'on ait tous les éléments du problème. Ainsi, en insérant ces exercices d’une certaine manière, ils retrouvent le contrôle, car ils décident et sont actifs durant leurs crises. Ce ne sont plus les crises qui les commandent, mais bien eux qui commandent les crises. 

C’est un travail extrêmement difficile que j’accompagne par une séance d’hypnose pour faciliter le processus et qu’il soit moins douloureux pour le patient.

Ensuite, une fois les informations recueillies dans un carnet d’observation des crises, c’est alors que le vrai travail commence avec un mix de séances d’hypnose et de thérapie individuelle. Très rapidement, les choses se résolvent d’elles-mêmes et le patient reprend le contrôle de sa vie via le lâcher prise. 

Le lâcher prise permet d’une certaine manière à ces patients de reprendre le contrôle par l’acceptation et par des techniques enseignées au cabinet Clefs de Soi pour que cet état perdure.


Dans le second cas, les patients demandent d’apprendre à lâcher prise. Bien souvent, cette demande ne vient pas d’eux mais de leur entourage professionnel ou personnel. 

On leur dit alors qu’ils doivent laisser couler les choses, apprendre à se détendre et à se détacher. Ils se tournent en général vers la méditation, la sophrologie, la cohérence cardiaque, mais n’y arrivent pas, car il est trop complexe pour eux de faire le vide dans leur esprit et la respiration ne les aident pas non plus. Pire encore, au lieu de les détendre et de les soulager, un sentiment d’échec les envahit. Paradoxalement, plus l’on essaie de lâcher prise et moins on y arrive. 

La première chose que je fais avec ces patients est de comprendre d’où vient ce besoin de lâcher prise et ce qu’il implique pour eux. Quelles sont ces choses sur lesquelles ils pensent devoir lâcher prise ? Car parfois, c'est une bonne chose de refuser de lâcher prise sur certains sujets parce qu'ils nous tiennent particulièrement à cœur. L’exploration est toujours la première étape car elle va déterminer le travail et l’accompagnement que je vais faire avec le patient. 

Dans ce cas, on va également voir comment faire en sorte que ces sujets s’intègrent sans douleur dans la vie quotidienne du patient et trouver des solutions pour que ses émotions ne lui nuisent plus. Des séances d’hypnose peuvent être nécessaires également pour soulager le patient et lui offrir la possibilité de souffler un peu et de s’autoréguler, toujours associé à une thérapie brève.  

Ce qui est surprenant, c’est qu’il faut très peu de séances pour que le patient s’aperçoive que, finalement, en acceptant de ne pas lâcher prise, le lâcher prise s’installe sans même qu’il s’en aperçoive.

Parce que finalement le lâcher prise ne se contrôle pas, il s’impose par une prise de conscience provoquée par le patient.


Ainsi, le contrôle et le lâcher prise ne sont paradoxalement pas si antinomiques que cela, il s’agit plutôt d’un équilibre à trouver en soi, et surtout pour soi.


Si vous vous retrouvez dans une ou plusieurs de ces situations décrites ci-dessus, n’hésitez pas à prendre rendez-vous, ou bien me contacter pour un premier échange informel, afin de trouver les bonnes clefs permettant de répondre à vos besoins.

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